Auteur: Simon Desrosiers

Physiothérapeute

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le mur du marathon

Franchir le mur du marathon

Le Marathon de Montréal approche à grands pas. Pour nous autres, les quelques 30 000 coureurs qui se retrouveront sur le Pont Jacques-Cartier le 24 septembre prochain (dont 5000 qui vont parcourir la distance de 42.2 km), il s’agit de l’événement pour lequel nous nous sommes entraînés tout l’été. En effet, il s’agit de l’occasion ultime pour mettre à l’épreuve nos chronos et pour valider le résultat de nos efforts. Le marathon de Montréal est un événement festif où règne la camaraderie entre les passionnés de course à pied qui se retrouvent année après année pour cet événement si spécial. Toutefois, une ombre nous guette, une pensée trotte dans notre tête, que va-t-il se passer aux alentours du 32e kilomètre? Allons-nous frapper LE mur?!

Premièrement, qu’est-ce que le mur?

Le mur n’est ni plus ni moins qu’une pénible sensation qui survient habituellement aux alentours du 32e kilomètre. Le coureur a alors l’impression d’avoir les jambes lourdes comme du plomb ou encore d’être incapable de faire un pas de plus sans s’infliger une douloureuse crampe musculaire. Cette sensation est non seulement assez intense, mais elle se présente également plutôt subitement.

Que se passe-t-il dans nos corps, pourquoi sommes-nous si éprouvés lorsque nous rencontrons le mur?

Cette sensation désagréable est attribuable à un épuisement des réserves de glycogène dans les muscles du coureur. Il manque tout simplement de carburant dans le moteur.

Comment peut-on éviter de frapper le mur au marathon?

Il n’existe malheureusement pas de recette miracle et vous pouvez appliquer à la lettre ces quelques conseils et tout de même frapper le mur…

  1. Porter une attention particulière à son alimentation :
    • Avant la course : Faire le plein de glucides lents les 3 jours précédents la course. Ex : riz blanc, patate douce, etc.
    • Pendant la course : Il est important de boire fréquemment au courant de la course, mais l’hydratation n’est pas suffisante pour compléter un marathon sans inconfort, il faut également s’assurer de consommer régulièrement des glucides, tels que des boissons, gels, jujubes, etc. tout au long de la course.
  2. Une préparation physique adéquate : Il va de soi que la réussite d’un marathon passe par une bonne préparation physique. Par ailleurs, il est important d’avoir testé différentes stratégies d’alimentation (en cours de course) à l’entraînement pour essayer d’identifier celle qui vous convient le mieux.
  3. Volonté, volonté et volonté: Passer à travers le mur est une épreuve psychologique particulièrement éprouvante pour laquelle il faut être prêt à s’investir à 100%.

Peu importe la distance que l’on choisit de courir, l’important c’est d’y prendre plaisir!

Bonne course!


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