Auteur: Simon Desrosiers

Physiothérapeute

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PhysioExtra-Retour au sport

L’imagerie mentale dans le processus de retour au sport

Pause forcée?

À peu près tout sportif, peu importe le niveau de compétition, vit la frustration de devoir prendre une pause forcée de son sport en raison d’une blessure à un moment ou un autre de sa vie. Il existe bien des moyens de gérer cette blessure et de préparer son retour au sport ou à la compétition. Bien souvent, c’est l’aspect physique qui est davantage abordé dans le processus de réadaptation, entre autres, en physiothérapie et, par la suite, en kinésiologie. Bien que de traiter la blessure musculo-squelettique en tant que telle demeure l’élément central de la réadaptation, on peut se demander si une autre approche pourrait être faite de concert avec la physiothérapie pour optimiser la récupération?

Le titre du présent article trahit la réponse à cette question. En effet, pourquoi le sportif ou la sportive ne profiterait pas de cette période de repos forcé pour améliorer d’autres aspects de son jeu? Il s’agit d’une période tout indiquée pour se mettre à l’imagerie mentale! L’imagerie mentale sportive consiste tout simplement à se visualiser en train de réaliser son sport. En effet, il est rare qu’en physiothérapie, les premiers exercices prescrits en début de processus correspondent aux mouvements relatifs au sport, il s’agit plus souvent d’exercices d’activation musculaire, de contrôle de mouvement ou encore d’étirements divers. De là toute l’importance de pratiquer ses stratégies et gestes sportifs mentalement.

On peut donner l’exemple du lanceur au baseball qui peut même prendre une balle dans ses mains lorsqu’il s’imagine en train de sélectionner sa série de lancers en vue d’affronter différents frappeurs ou qui arrive à se concentrer pour revoir les meilleurs lancers de sa carrière sportive afin de revivre en boucle des éléments positifs associés à son sport. Pour améliorer la concentration et l’expérience de visualisation, il est recommandé de fermer les yeux lorsqu’on s’adonne à ce type d’exercice. Comme tout autre exercice, plus on s’y applique et plus on se pratique, meilleurs sont les résultats. Certaines études parlent même d’un impact allant jusqu’à 30% de gain en matière de performance uniquement en ayant recours à l’imagerie mentale!

Une blessure peut constituer une épreuve difficile dans une carrière sportive, mais pourquoi ne pas aborder cette situation d’un angle différent et de la voir plutôt comme une opportunité de se familiariser avec l’imagerie mentale sportive? Une fois de retour au jeu, rien n’empêche de poursuivre cette pratique qui peut être fort bénéfique dans des moments où le stress est plus important. Ça vous fera un outil de plus lorsque l’enjeu sera plus grand ou la situation plus périlleuse!


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