Le début d’une passion
À l’âge de 5 ans, ma mère voulait absolument que je sois inscrit dans un sport pour me faire bouger et profiter des valeurs inculquées dans un sport d’équipe. C’est ainsi que mes parents m’ont inscrit dans le monde du hockey, qui changera complètement mon parcours de vie.
Lors de ma première tentative à patiner, je me suis mis à reculer. C’est ainsi que mon destin à la position de défenseur s’est dessiné. Je n’étais pas le plus talentueux, mais j’étais travaillant et je donnais tout ce que j’avais à chaque coup de patin.
Ces efforts m’ont permis d’évoluer dans les niveaux élites, soutenu par les sacrifices constants de mes parents, présents presque 12 mois par année dans les arénas.
Ces moments sur la route, dans les hôtels et arénas avec d’autres jeunes passionnés resteront gravés dans ma mémoire pour toujours. Lors de ces tournois, entre 2 parties, nous allions dans les stationnements d’aréna faire sécher notre équipement et manger notre lunch assis dans la valise ouverte de la voiture ou sur des chaises de camping. Des moments parfaits pour des jeunes en mission de remporter des tournois, mais surtout de s’amuser et de tisser des amitiés.
Diversifier ses habiletés sportives
On pourrait croire que tout ce temps dans les arénas serait suffisant pour occuper un petit gars actif, mais non ! En plus du hockey, j’ai évolué dans l’élite au baseball comme lanceur dès l’âge de 5 ans. Cette double pratique impliquait des transitions constantes entre les deux sports, parfois dans une même journée.
Je crois fermement qu’à un jeune âge, les enfants devraient expérimenter plusieurs sports et devenir des athlètes complets, tout en s’assurant que le sport demeure un jeu et que le désir de performer vienne du jeune lui-même.
Le hockey au centre du monde
À 15 ans, jongler entre le hockey et le baseball n’était plus possible. J’ai donc poursuivi mon parcours dans la structure sport-études hockey des Estacades de Trois-Rivières, combinant performance sportive et réussite scolaire. J’ai partagé ces années marquantes avec plusieurs coéquipiers qui ont évolués ou évoluent toujours dans la LNH présentement.
Ce chemin m’a appris la rigueur, la persévérance, le travail d’équipe et la résilience. J’ai ensuite évolué dans les ligues collégiales AAA et junior AAA avant d’entrer au programme de physiothérapie à l’Université McGill, où j’ai décidé de me concentrer sur mes études et redonner à mon sport en devenant physiothérapeute pour des équipes sportives.
L’apprentissage de la persévérance, du travail d’équipe et de la résilience sont des atouts qui continuent de me servir dans plusieurs sphères de ma vie.
Pourquoi la physiothérapie ?
Passionné par le sport et la santé, la physiothérapie s’est imposée comme une profession me permettant de rester lié au sport et d’aider les autres. Comme athlète, j’ai grandement bénéficié des services des physiothérapeutes et j’ai été impressionné par leur compréhension du corps humain.
Que ce soit pour des athlètes de haut niveau ou des personnes souhaitant accomplir leurs activités quotidiennes sainement, le domaine de la réadaptation m’attirait profondément.
Toujours dans l’aréna, mais avec la trousse de premiers soins
Avant même la fin de mon parcours universitaire, j’ai commencé à m’impliquer derrière les bancs des équipes de hockey pour les Équipes Québec. Après l’obtention de mon diplôme, j’ai participé à plusieurs événements, dont les championnats mondiaux de hockey junior.
J’ai ensuite accompagné les équipes de hockey Midget espoir et AAA du Collège Charles-Lemoyne, autant lors des matchs qu’en clinique, aidant les joueurs à travers leurs blessures et les défis liés à la pression de performance.
Redonner autrement aujourd’hui
Je me suis retiré de derrière le banc afin de consacrer plus de temps à ma famille, tout en continuant de traiter plusieurs athlètes en clinique, incluant des joueurs professionnels. Je suis aussi directeur de la clinique PhysioExtra du Plateau Mont-Royal et je contribue à former la relève en physiothérapie.
Je demeure aussi impliqué par le biais de chroniques à la radio et d’articles éducatifs afin de mieux faire connaître les blessures liées au hockey.
Avec le recul, je ne changerais rien à mon parcours d’étudiant-athlète. Ces expériences partagées en équipe m’ont façonné et je suis profondément reconnaissant envers mes parents et tous ceux qui soutiennent les jeunes athlètes au quotidien.
Quelques anecdotes
- Je me suis fendu le menton à sept reprises au hockey à la suite de mises en échec.
- J’utilise encore aujourd’hui mon équipement de hockey de l’époque Midget AAA (à 16 ans), parfois maintenu avec du ruban adhésif. Rien de mieux qu’une bonne vieille paire de patin moulée comme des pantoufles.
- J’avais une routine immuable les jours de match : sieste, spaghetti, banane, boisson sportive et chocolat au lait après la partie.
Vous pratiquez le hockey ou accompagnez un jeune athlète ? Les thérapeutes de PhysioExtra sont là pour vous aider à prévenir les blessures et optimiser la performance, sur la glace comme au quotidien.

